Nous parlons beaucoup de notre travail entre nous, comme tous les chanceux passionnés par leur activité.
Il nous arrive aussi d’avoir des conversations plus futiles. (certes, souvent sur ce même sujet)
Au cours de l’une d’entre elles, nous avons remarqué la chose suivante : nous avons en commun la pratique de la cartomancie et du Tarot, mais c’est le Jeu de 52 sur lequel nous sommes unanimes et que nous maîtrisons tous. Pour les autres decks ou pratiques divinatoires, nos intérêts et maîtrises peuvent être plus disparates.
Et en y réfléchissant davantage (pour ça, c’est très facile, il nous suffit de froncer nos petits nez), il est apparu que nous avons des rapports différents avec ces cartes à jouer.
C’est ce que nous allons évoquer devant vous dans cet article.
Pourquoi faire de la cartomancie avec le 52 cartes fait consensus chez nous ?
Facile ! Parce qu’à notre demande, Anna l’a enseigné à chacun de nous à tour de rôle. Nous avons tous été bluffés par la puissance et la flexibilité de la cartomancie à 52 cartes. Mais surtout, sa base neutre nous a permis de nous l’approprier et de l’intégrer dans nos pratiques respectives.
Le tour de table : comment chacun l’utilise
Yohan « sa polyvalence me permet d’évoquer tous les sujets »
J’utilise le 52 depuis 2 ans maintenant, Anna a été ma mentor. Je voyais le reste du groupe l’utiliser et me suis vite rendu compte de sa polyvalence d’usage.
Quand je travaille, je n’ai pas réellement besoin de support, j’ai des flashs visuels, auditifs et olfactifs qui arrivent, mais avoir un support divinatoire est un vrai complément. Ça me permet de me rassurer, d’avoir un tremplin pour mes ressentis et parfois d’avoir des détails complémentaires.
Ma découverte avec le 52 a finalement été une révélation : son aspect minimaliste, sobre et polyvalent dans son usage en font un deck qui me suit partout. Sa polyvalence me permet d’évoquer tous les sujets possibles ; des relations sentimentales à la gestion d’actions en bourse. C’est ce qui m’a particulièrement plus avec lui : des cartes que je manie depuis l’enfance pour des tours de magie ou des jeux de société me suivent maintenant dans le cœur de mon activité.
Julien « c’est un socle solide comme le roc »
Pour définir la relation que j’ai avec le 52, je dirais que c’est « mon gars sûr ». C’est un jeu sur lequel je peux compter sans hésitation, avec lequel je ne vais pas avoir de failles ou qui ne me laissera pas en rade en consultation.
Je l’ai appris auprès d’Anna il y a 3 ans et ça a été un vrai coup de foudre.
Sa neutralité s’adapte à tous les sujets, toutes les époques, c’est le basique à avoir dans son arsenal de supports. C’est d’ailleurs l’utilisation que je lui préfère ces derniers temps. Je l’utilise conjointement à d’autres supports tels que mes charms ou plus récemment les dominos. Il me sert de clarificateur pour apporter des précisions ou des confirmations.
Je m’en sers aussi beaucoup dans l’apprentissage d’un nouveau support. Par exemple, en faisant des tests avec les dominos, je vais en parallèle faire un tirage avec le 52 pour confirmer ou infirmer mon tirage (heureusement, ils pointent souvent dans la même direction).
Et d’un point de vue pratique il est parfait : on en trouve partout à moindre coût, format de cartes idéal et depuis quelques temps on trouve de magnifiques revisites des jeux. Et puis il y a quelque chose de rassurant et familier à manipuler ces cartes qu’on connaît tous, avec lesquelles on a joué à la belote avec de la famille ou des amis, tout le monde a une anecdote avec le 52, il n’est pas aussi intimidant qu’un tarot Rider-Waite Smith ou un tarot de type Thot.
Anna « Moi, en général, je dégaine un 52. En principe ça colle avec tout »
J’ai une relation particulière avec le 52, et c’est ce qui en fait mon deck principal.
Je ne joue pas aux cartes, les tours de passe-passe des prestidigitateurs ne m’excitent pas, et le premier jeu de cartes divinatoires qui m’a fait comprendre que j’étais une voyante plutôt qu’une simple meuf intuitive était un Tarot de Marseille.
Je vous parle ici des années 90. Croyez bien qu’à l’époque, la pratique était encore confidentielle et stéréotypée.
Quand j’ai rencontré mon mentor, il pratiquait le Jeu de 32 et c’est ainsi que les cartes à jouer se sont « imposées à moi » au départ.
Mais ce qui fait qu’elles ne m’ont plus jamais quittée par la suite, c’est la réminiscence de scènes de mon enfance.
Je me suis revue, toute petite, jouer aux cartes avec ma mère. Alors que je croyais n’y avoir jamais joué. Et je pense que c’est une « scène primitive positive » qui a accru inconsciemment (dans un premier temps, du moins) mon intérêt pour ce deck plutôt qu’un autre.
La raison pour laquelle je l’avais occultée m’appartient, bien entendu.
Ce qui nous distingue
Yohan
Dans ma pratique divinatoire, j’aime utiliser les supports comme rampe de lancement pour mes ressentis. Ça m’aide à me concentrer et à apporter la matière première de mes ressentis.
Donc juste de battre les cartes me suffit parfois (Désolé Anna, la symbolique des cartes est secondaire pour moi). Mais surtout au cours d’une consultation il est rare que je n’utilise qu’un seul support. Cela peut être des coquillages pour des petites questions ou les lignes de vos mains. Cet alliage cartomancie du 52 cartes et de la chiromancie est efficace, il me permet de voir les grandes lignes de votre histoires et d’affiner les détails, doutes et choix avec les cartes.
Julien
Je vois le jeu de 52 comme une base. Anna m’a transmis la grammaire à laquelle j’y ai apporté mon propre vocabulaire. Et ce vocabulaire, il ne vient pas que des livres de cartomancie ; il vient de tout ce que j’ai pu regarder, écouter, lire, ingurgiter sans me dire que ça me servirait un jour. Ma came c’est l’analogie. C’est pourquoi je l’utilise conjointement à mes autres supports de prédilection que sont les charms, le tarot persan ou même un tarot Rider-Waite Smith !
En ce sens, je vais utiliser le 52 comme un métronome, me servant de point de référence. C’est un peu le cœur autour duquel je vais greffer mon écosystème de supports plus intuitifs. Est-ce que c’est orthodoxe ? Pas franchement. Est-ce que ça fonctionne ? Redoutablement bien (en tout cas pour moi).
Anna
Julien et Yohan ont intégré le 52 dans leurs pratiques a posteriori. De plus, ils ont d’autres supports divinatoires que les cartes dans leur escarcelle.
Pour ma part, je l’utilise depuis 30 ans, en alternance parfois avec le Tarot de Marseille et le Petit Lenormand.
Et en dehors de la cartomancie, je n’utilise que l’astrologie ancienne. Donc pas de charms, de coquillages et autres fraises Tagada® associés à ma pratique des cartes.
Si Yohan s’en sert pour détailler ses flashs, dans mon cas c’est souvent l’analyse des cartes qui les déclenchent. J’ai comme Julien une appétence pour l’analogie et cet exercice déclenche facilement mon intuition. Si elle « précède les cartes », celles-ci viendront alors confirmer ce que je pressens.
Les limites qu’on lui trouve
Julien
J’ai menti un peu plus haut. Mon vrai gars sûr, c’est le tarot à jouer (sans les atouts). La grosse limite du 52 (et la seule que je lui vois pour être honnête) réside dans l’absence des 4 cartes de cavaliers qui apportent un vrai plus à l’interprétation.
Anna
Comme Julien, je me sers des Cavaliers des Tarots à jouer ou j’utilise des jeux de 52 additionnés de ces personnages de cour que je trouve très utiles pour beaucoup de sujets de consultation.
À part ça, je ne lui trouve pas de limites car je peux répondre à n’importe quelle question avec, aussi bien en voyance qu’en « psycho-carto ».
Il est peut-être moins spontané pour la recherche d’objets ou de personnes (que le Petit Lenormand, par exemple), mais franchement, là, je chipote.
Yohan
Je m’aligne sur mes fidèles collègues, faire de la cartomancie avec un 52 cartes c’est comme un bon gâteau au chocolat sans crème anglaise ; parfois il manque un petit truc : les Cavaliers.
Et il a cette limite de devoir connaître sur le bout des doigts sa symbolique, il n’y a pas d’image pour s’assurer un « filet de sécurité », mais en revanche, ça en fait un jeu parfaitement adapté pour s’intégrer naturellement dans ma pratique quotidienne.
Faire de la cartomancie avec le 52 cartes : un accès simple et polyvalent
Bref ! Vous l’aurez compris : l’essayer, c’est l’adopter. C’est notre basique, c’est notre petite robe noire. Et « en mode survivaliste », on adore le trouver dans n’importe quelle supérette ou bureau de tabac pour trois francs six sous.
Facile à transporter, on le trouve également chez à peu près tout le monde, a minima au fond d’un tiroir, oublié dans un bazar hétéroclite.
Et puis ses multiples usages en font un objet polymorphe tout à fait fascinant.





