La Mort dans un tirage : spoiler, on y survit

La Mort dans un tirage : spoiler, on y survit

Chaque semaine, je me fais un tirage, généralement le week-end. Principalement comme routine d’entrainement, ça ne m’intéresse pas tant que ça de connaître mon propre avenir (bien sûr que c’est faux, je mens). Et celui-ci, je l’ai trouvé particulièrement de saison ET pertinent. Je vous propose donc de le dépiauter ensemble et de parler de la mort !

La carte de la Mort en premier, ça peut faire peur. Il y a ceux qui vont dire “Mais non, ne vous inquiétez pas, la Mort c’est tranquille, c’est juste une transition, c’est même top d’avoir tiré cette carte.” Il se trouve que ce n’est pas vraiment mon cas et que si elle ne me fait pas peur, je suis loin de me réjouir quand je la tire.

Alors voilà autant le dire tout de suite : je vais mourir.

La fin se rapproche depuis le début.

Et c’est pareil pour vous (je sais, je suis voyant).

Non, ne fermez pas la page !

Le week-end, j’écris le matin et attaque ma journée par du sport (la Mort + 8 de Bâtons). Je n’aime pas spécialement le sport et en fais surtout pour éloigner le gras et la mort. Pendant l’heure maudite, je visualise une tasse de mousse dorée ornée de poudre de cacao. Je tente deux-trois blagues pour déconcentrer le coach (sans succès) et ainsi, j’y survis.

Une fois récompensé par mon cappuccino béni, je poursuis mon appel aux muses par quelques kms de randonnée urbaine. S’il me faut ce jour-là des idées, j’explore les rues. Pour canaliser mon cerveau sous ébullition, j’élis un thème et y pense tout du long.

C’est justement à ce moment-là que j’ai repensé à mon tirage. Et l’expression que j’ai entendue est Memento Mori. Souviens toi que tu vas mourir. Ok, ça peut sonner glauque mais en vrai, c’est une flamme invisible qui s’allume.

Mortelle épiphanie

Alors j’ai contemplé ma mortalité. Mon paysage si familier s’est progressivement mis à briller, mon cœur a crépité comme un feu de camp, mon pas s’est ralenti (9 de Bâtons)« Tout de suite » s’est mis à hurler hyper fort (le Tigre). J’avais soudain bien mieux à faire que le plan prévu. Cesser de courir après les idées, ralentir à grandes enjambées pour tout sentir vibrer. Et ne plus rien faire du tout. C’était génial (le Tigre).

Au bilan, j’ai raté un rdv chez le barbier et sur le reste pris du retard. Mais face à la mort, je préfère le retard (la Mort + 9 de Bâtons). Sinon, à quoi bon le sport ?

Le Memento Mori nous fait apprécier davantage les choses en nous rappelant leur caractère temporaire. Oui, c’est une pratique dérangeante (big up les Scorpions). Mais attaquée avec le bon esprit, ce troublant constat rend l’exercice puissant. Et bien dosé, on y trouve un équilibre. Imaginer la perte de choses précieuses nous fait mieux les apprécier, comme un reset de notre point de référence. À nous d’utiliser notre imagination positivement pour nous y préparer plutôt que pour être effrayé. L’angle de l’approche reste en notre pouvoir. C’est l’une des rares choses qui l’est d’ailleurs. Car face à la mort, notre El Famoso libre arbitre n’existe plus. Voilà notre crédulité toute retournée comme une crêpe.

Le monde d’aujourd’hui nous invite à questionner nos nombrils. Personnellement, j’adore papoter avec le mien. Ce sont des conversations contemporaines qui valent le détour. Dans peu de temps on se préoccupera du choix de puces à se glisser dans l’œil pour parler Tchèque ou chat sans n’avoir rien appris. J’aime pour l’instant beaucoup mieux mes problèmes d’ego car ils me donnent la sensation de progresser sans avoir besoin de me recharger en USB.

Allez viens, c’est bientôt la fin

La morale de ce tirage ? La vie peut être riche et chaleureuse. La savoir précieuse est juste un kif de plus. En attendant la fin, autant se régaler du maintenant.

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