Voyance sans support ou cartomancie : Des pratiques contrastées

Voyance sans support ou cartomancie : Des pratiques contrastées

Quoi ?! Vous êtes voyant et vous ne tirez pas les cartes ? Mais ce n’est pas de la voyance, du coup…
Stop. Aujourd’hui, je veux écraser quelques idées reçues sur la voyance sans support et sur les pratiques divinatoires qui n’utilisent pas les cartes.

Depuis quelques décennies, la cartomancie est à son apogée et les praticiens n’hésitent pas à délaisser certaines pratiques ancestrales pour des cartes. Mais comme on va le voir, certaines méthodes apportent des subtilités aux pratiques divinatoires.

Le mépris de la voyance sans cartes

Alors que je participais à un live de voyance, j’ai pris un support qui me convenait : des coquillages (que je lance allègrement pour avoir des réponses). Au début du live, mon hôte m’a interrogé sur mes pratiques, mon parcours et ma façon de faire (jusqu’ici tout se passait bien). La seconde partie du live, quant à elle, a pris une tournure à laquelle je ne m’attendais pas.

Je devais initialement répondre seul à des questions de voyance.
Or mon hôte a dégainé son Tarot et s’est invité à répondre aux questions des participants après chacune de mes voyances . Je suis resté impassible pour ne pas perturber le déroulé du live. J’avais pourtant le sentiment qu’il ne prenait pas au sérieux ma pratique sans cartes. C’était d’autant plus gênant qu’il se contentait de paraphraser ce que je prédisais en amont.

A ce moment-là, j’ai compris une chose : les cartes semblaient avoir plus de valeur que les prémonitions… Du moins, aux yeux de certaines personnes.

De nos jours on a besoin de choses concrètes, d’éléments palpables, de preuves irréfutables… Ce qui est beaucoup plus facile à apporter avec un tarot ou un oracle.
Mais avec d’autres supports, la démonstration est parfois plus complexe.

Car ce sont les ressentis, les formes, les mouvements, les paréidolies, les agglomérations ou les zones de vide qui donnent des informations. Les systèmes symboliques peuvent être très personnels et différer d’un praticien à un autre. Alors on se doit de réinventer et de montrer encore plus patte blanche face à au consultant ou à un autre praticien.

Les arts divinatoires autrement

Si l’on retrace le parcours des grandes pratiques divinatoires, on comprend qu’il existe des arts très variés. Alors déposons nos jeux de cartes pour élargir notre regard à ce qu’il se passait avant que ces petites cartes illustrées deviennent n°1 de nos outils.

Par exemple : à la Grèce Antique, où les pythies et autres sibylles transmettaient des prémonitions par les mouvements de fumés, les viscères d’animaux ou l’interprétation des rêves.

Autre exemple : dans les pays baltes, où la tasséomancie se développa et fut répandue par les peuples Rom en Europe.

Et bien sûr je n’oublie pas l’astrologie et la chiromancie qui se sont développées conjointement dans plusieurs pays du monde entier…

Comme vous pouvez vous en rendre compte, les arts divinatoires sont très variés (et encore, je n’en effleure qu’un petit spectre).
Je pense qu’une chose se passe actuellement : on a plus confiance en ses cartes qu’en ses ressentis.

Pourquoi ? Eh bien tout simplement, parce qu’on apprend la symbolique, qu’on est happé par plein d’autres choses de notre vie et que ça devient plus facile de lire que de ressentir.

Changer de regard par rapport à la voyance sans support

Mais tout ne s’est pas perdu, bien au contraire ! Je pense sincèrement que l’on peut se réapproprier d’autres supports, voire les combiner entre eux pour avoir un regard différent et complémentaire lors d’une séance de voyance sans support.

Cette étrange expérience du live paraphrasé m’a fait comprendre une chose. Il existe un réel mépris à l’encontre des praticiens n’utilisant pas de cartes. Et même si j’utilise le jeu de 52 cartes pour mes consultations, je pense que la polyvalence des supports est plus qu’utile pour :

  • Faire perdurer un savoir et un art, comme lorsque je donne des cours de tasséomancie,
  • Partager des consultations variées et différentes,
  • Approfondir son écoute intuitive,
  • Avoir un regard différent sur sa pratique.

Donc comme je l’expliquais au début, lorsque l’on utilise un autre support, le fonctionnement de la séance change, les propos restent, mais on doit être encore plus transparent sur ce que l’on ressent.

Je ressens que…

Pour finir sur une belle note, j’aimerais partager mon ressenti sur ces consultations sans cartes.

Quel que soit l’art divinatoire qu’on utilise, ce sont nos propos qui sont retenus par le consultant.

Et ces propos prennent plus de valeur quand on leur parle d’abord des actualités de leur présent. Cela prouve notre expertise. Nous ne sommes pas obligés de nous justifier par « mes cartes disent… », « je vois dans les feuilles que… ». C’est nous qui avons des intuitions et qui les interprétons.

Ce qui fait la valeur d’une pratique ce n’est pas le support, c’est la qualité des propos, des prémonitions, et la dextérité avec laquelle vous utilisez votre support.

J’aimerais réellement savoir ce que vous en pensez ! Est-ce que vous utilisez d’autres arts divinatoires ? Comment percevez-vous les pratiques autres ou comment vos consultants les voient-ils ?

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