“Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait” disait Mark Twain. Il y a un an, quatre personnes ont décidé de faire un truc un peu fou, animées d’une conviction partagée et biberonnées aux conversations qui s’éternisent.
Avec ce projet, une réalité nous a frappé : la magie existe. Celle du bon timing et des bonnes personnes. Celle qui fait qu’une conversation devient un projet et un projet devient un média qui fête aujourd’hui ses 1 an. A kind of magic, comme dirait Freddie.
En Fi’ a soufflé sa première bougie. Pour marquer le coup, nous avons eu envie de vous proposer un article différent : un numéro hors-série teinté d’introspection et de bilan. Anna, Chris, Yohan et moi-même avons répondu aux mêmes questions, chacun avec nos propres mots, nos souvenirs, nos surprises et, on assume, nos fiertés.
La suite est juste ci-dessous.
Les coulisses de la création
Y a-t-il eu un moment fondateur, une conversation ou une décision qui a vraiment posé les bases de ce qu’on est aujourd’hui ?
Anna : Il me semble que tout a commencé par une conversation. Nous avons remarqué que les sujets qui nous intéressaient n’étaient pas toujours traités dans la presse ésotérique, et pas forcément avec la focale la plus satisfaisante. Et puis nous avons eu un déclic en réalisant que nous serions capables de le faire nous-mêmes. Le déclic suivant a été le plus déterminant à mes yeux, quand nous avons remarqué que nos talents respectifs pouvaient se compléter et créer une synergie productive pour une revue en ligne.
Yohan : C’est arrivé peu de temps après la série de podcasts que j’avais enregistrée. J’aimais déjà les points de vue de mes collaborateurs : nos échanges étaient très enjoués, ils foisonnaient d’idées variées, de points de vue riches et divergents. Et surtout, une chose nous animait : la posture adoptée dans nos métiers respectifs et l’envie de créer ensemble. Durant l’hiver 2024, Anna a suggéré que l’on ait un lieu commun où partager toutes nos idées. Et l’idée d’un média écrit a très vite germé. Tout paraissait fluide et simple à concevoir.
Chris : Je me souviens que l’idée a germé après un podcast sur lequel Yohan nous a invités. Puis nous avons décidé d’une visio la semaine de Noël. Et à partir de là, tout est allé très vite. On est devenu inarrêtables. Quand j’y pense, c’est dingue, on a créé ce média en l’espace de 4 mois, tout compris. C’était un travail titanesque.
Julien : Tout est parti d’un podcast où nous avons été invités par Yohan. Ces épisodes nous ont permis de découvrir qu’on avait des points communs professionnels, puis, rapidement, que ça allait bien au-delà. Les discussions ont continué. Et de fil en aiguille, on est passé de « Et si on faisait un média ? » à « On l’a fait. » Toute une aventure !
Si tu devais résumer l’ambiance de travail des premiers mois en un mot, ce serait lequel et pourquoi ?
Anna : Pour ma part, je dirais l’enthousiasme. Au sens antique et actuel du terme. C’est-à-dire la forte émotion qui a insufflé notre inspiration créative pour nos articles.
Yohan : Un joyeux bac à sable ! On a testé, imaginé, rigolé, idéalisé et créé un projet qui roule !
Chris : Osmose. Harmonie. Complicité. On avait dit UN mot ? Oups !
Julien : Deux mots, parce que je suis ascendant balance donc incapable de m’en tenir à un. « Fluide ». Et « étonnamment ». « Fluide » comme les échanges, le flux de travail, les rôles que chacun a pris naturellement, sans qu’on ait eu besoin de se battre pour. Et « étonnamment », parce qu’au vu de nos fonctionnements respectifs, ce n’était pas évident sur le papier.
Qu’est-ce qu’on avait imaginé que le groupe serait, et qu’est-ce qu’il est devenu en vrai ?
Anna : En Filigrane média était un pari improbable que nous n’avions pas testé. Donc c’était la friandise, le prétexte pour nous retrouver tous les quatre. Avoir un motif pour nous rassembler et bosser ensemble.
C’est resté en partie vrai car nous avons la chance d’avoir une complicité mêlée de respect et d’efficacité. Mais notre groupe est également devenu une équipe efficace, capable de produire en temps et en heure des articles de qualité.
Yohan : Je pense qu’on s’était donné un défi commun. On voulait surtout un endroit où nos zones d’expertises puissent se retrouver et être partagées à d’autres. On voulait surtout échanger, continuer nos recherches personnelles en le proposant aux autres.
Chris : On voulait exprimer ce qu’on ne lisait pas ailleurs. Sans se prendre la tête. Un “plus” à nos professions. La bonne nouvelle, c’est que ça fonctionne tellement bien entre nous que ce projet est devenu, naturellement et sans pression, plus important qu’on ne l’avait envisagé.
Julien : Je crois qu’on voyait En Filigrane comme un terrain de jeu. Un espace pour s’exprimer, se challenger, s’entraider. Et c’est exactement ce que c’est devenu avec un bonus qu’on espérait : vous, les lecteurs. La sauce a pris et ça nous fait plaisir.
Ce qui a marqué cette première année
Quel est le souvenir, tous ensemble ou non, qui te revient en premier quand tu penses à cette année ?
Anna : Des souvenirs, j’en ai plusieurs. Ce qui me revient en premier, ce sont les émotions et les sentiments de stupeur et de fierté à la parution du premier article : nous avions abouti ensemble !
Yohan : Je n’ai pas un souvenir en particulier, mais plutôt une sensation agréable liée à ce média qui est un bébé commun ! Et je suis très heureux d’avoir pu aboutir un tel projet avec des personnes complémentaires à ma pratique divinatoire.
Chris : Le premier souvenir qui me vient à l’esprit, c’est prendre la route pour aller rejoindre des amis en Isère mais avoir fait le trajet obsédée par la sortie du média le lendemain. Entre stress, fierté et impatience.
Julien : Le souvenir qui me vient en tête, là tout de suite, c’est le moment où le site est passé en ligne. Des mois de travail conjugués, et puis en un clic il prenait vie. C’était un mélange de soulagement, de fierté, et une petite pointe de stress, parce que mine de rien, ça lançait aussi le top départ d’un site qu’il allait falloir alimenter. La belle affaire !
Quelle est la chose la plus inattendue que ce groupe t’a apportée ?
Anna : Le consensus. Rien ne se fait sans l’aval des autres. Or, je suis plutôt indépendante dans mes activités. L’esprit d’équipe n’est pas très bien classé dans ma zone de compétence. D’y parvenir sans effort et sans faire de concession est nouveau pour moi et satisfaisant.
Yohan : Des amis en or ! Et une complicité sincère, autant sur nos projets communs que d’un point de vue humain.
Julien : De la régularité. Sans blaguer un lien humain que je n’avais pas vu venir. Et je ne cesse de m’étonner de l’équilibre de cette équipe : 2 femmes, 2 hommes, 2 têtes en l’air, 2 mémoires d’éléphant, 2 médiums, 2 pros des cartes, 2 désordonnés et 2 qui rangent les crayons par couleur. L’équilibre parfait, en fait.
Chris : La réponse de Julien à cette question me parle tellement que je n’ai presque rien à ajouter ! Sans cet équilibre parfait, je n’aurais jamais pu tenir un travail en équipe, étant plus indépendante que l’indépendance elle-même, lol.
Y a-t-il eu un retour d’un lecteur ou d’un abonné qui t’a particulièrement touché ou surpris ?
Anna : Tous les retours de lecteur me touchent, donc je parlerai de ceux qui m’ont surprise : des gens du milieu éditorial qui nous ont montré un vif intérêt.
Je n’avais pas évalué la portée de notre revue ni l’effet qu’elle pouvait produire.
Yohan : Il est très récent et c’est lié à des rencontres dans un Salon où je suis venu en visiteur et où l’on est venu me parler pour évoquer les sujets d’En Filigrane. Je ne pensais pas que le média toucherait autant les esprits des amateurs, des éditorialistes et des écrivains.
Chris : Ce qui m’a le plus touchée, c’est de découvrir que des personnes de mon entourage, pas forcément intéressées de base par notre milieu, lisaient quand même nos articles et y trouvaient des axes de réflexion qu’ils n’avaient pas envisagés avant.
De quel article ou contenu es-tu le plus fier ? Pourquoi celui-là ?
Anna : C’est l’article sur Wild Bill Hickok. Un héros de l’époque du Far West américain assassiné en pleine partie de Poker dans un saloon. J’ai pu interpréter les cartes qu’il tenait dans ses mains, celles qui sont passées à la postérité sous le nom de “La Main du mort”. Elles annonçaient sa mort avec des détails troublants.
Yohan : Si je dis celui sur la fartomancie on va me cribler de balles (parce qu’il était très marrant à écrire). Mais l’article dont je suis le plus fier est celui sur les rêves communs avec Chris, parce qu’il est relié à une suite d’événements qui a été vécue sur quasiment un an (jusqu’à ce que l’on se rencontre IRL).
Chris : Anna va me souffler dans les bronches si je réponds “aucun, car je ne suis jamais satisfaite de ce que je fais”. Je dirais donc les 2 histoires de fantômes pour Halloween. J’ai changé les prénoms et modifié quelques faits pour qu’on ne reconnaisse personne, mais ce sont des histoires vraies pour lesquelles j’ai une certaine tendresse.
Julien : Je dirais tous, même si pour moi, le plus marquant reste le premier. Mon article sur la prestation de Kendrick Lamar au Super Bowl. C’était mon premier texte pour En Filigrane et… mon premier article tout court. Celui qui m’a mis le pied à l’étrier et donné le goût de la plume. On n’oublie pas ses premières fois, paraît-il.
Comment on fonctionne ensemble
Comment décrirais-tu la dynamique du groupe à quelqu’un qui ne nous connaît pas ?
Anna : C’est un mélange d’indulgence, d’admiration mutuelle et d’exigence. Indulgence pour les points faibles des collègues (nous en avons tous), admiration pour les domaines de compétence non réciproques, et exigence que chacun produise un article qualitatif.
Chris : Fluide. Malgré nos différences de fonctionnement ou peut-être au final grâce à elles ! Je nous vois un peu comme une équipe sportive : joyeuse dans l’effort, sérieuse dans la performance, soudée et toujours prête à célébrer une victoire.
Julien : Naturel et équilibré, dans le fonctionnement comme dans nos échanges. Avec de la franchise, du professionnalisme et une bonne dose d’autodérision pour tenir la route. Un vrai média, fait par de vraies personnes qui s’engagent.
Est-ce qu’il y a quelque chose qui aurait pu être une source de friction entre nous et qui finalement ne l’est pas, ou inversement ?
Yohan : Je plaide coupable, je suis le perfectionniste du groupe et j’aime anticiper les choses. Et on a tous les 4 des emplois du temps très rodés, donc 4 rythmes de travail différents. Mais finalement, on a une règle : l’article sort le mercredi et le reste : chacun son rythme. Et le ciment de notre groupe est lié à notre jovialité commune et le partage sans retenu de ver d’oreille.
Chris : Nos différences de fonctionnement. Alors qu’elles se complètent au final à la perfection. Parce que chacune de ses différences peut gérer un aspect spécifique du travail en équipe et des aléas que ça représente. Celui qui anticipe, celui qui sait gérer l’urgence…
Julien : Quatre tempéraments différents, quatre façons de fonctionner. Sur le papier, c’est le scénario idéal pour que ça frotte. En pratique, on ne se prend jamais la tête. On a tous à cœur de fournir un travail de qualité et une vraie capacité à rire de nous-mêmes. Ça aide.
Et d’ailleurs, on échange comment ensemble ?
Anna : Certains sont organisés, d’autres beaucoup moins. Certains travaillent dans l’urgence et d’autres anticipent longtemps à l’avance.
Heureusement, nous avons une communication franche, et l’humour que nous pratiquons tous les quatre désamorce beaucoup.
Chris : Facilement. On se dit tout. Notre groupe WhatsApp est un sacré mélange de discussions en tous genres, entre moments de légèreté, ambiance potache et réflexions plus profondes et plus stratégiques. Ce sont à la fois des collègues et des amis. Ça n’a pas de prix !
La gestion au quotidien
C’est quoi la partie la plus chronophage ou la plus exigeante d’EnFi, qu’on ne voit pas depuis l’extérieur ?
Anna : La rédaction des articles (car nous travaillons sans I.A.) que nous accompagnons d’une solide recherche documentaire (donc nous travaillons également sans copier-coller). J’ajoute pour ma part le travail de relecture, de correction et de conseil littéraire (un de mes anciens métiers).
Yohan : Tout est chronophage ! Personnellement, j’ai une tâche dédiée : la gestion du site (technique et SEO), et ça demande pas mal de temps à optimiser chaque mois. Car mon objectif est que le site soit fluide et que l’on s’y retrouve tout en y apportant ponctuellement des nouveautés.
Chris : La rédaction. Écrire est plus fatigant qu’il n’y paraît. Écrire un article n’est pas que créer un texte, c’est aussi penser à la compréhension du lecteur, réfléchir à la photo (nous les faisons nous-mêmes), aux liens qu’on va inclure, etc. Et puis il ne faut pas oublier non plus que nous animons En Filigrane sur notre temps libre tout en ayant chacun des obligations et des priorités différentes sur les plans professionnel et personnel. C’est un réel travail.
Julien : J’ai beau être graphiste, ce qui me prend le plus de temps, c’est les publications Instagram. L’adage qui dit que « les cordonniers sont les plus mal chaussés » a décidément de l’avenir. Quand on a fait le tour d’un article, trouver plusieurs angles pour en parler est un exercice à part entière. Heureusement, les compétences transverses de l’équipe compensent largement.
Comment tu gères la frontière entre ta pratique individuelle et ce qu’on produit ensemble sous la bannière EnFi ?
Anna : Elle est parfois ténue car certains sujets d’article pourraient faire le miel de mon site ou de ma newsletter.
Yohan : Je ne la gère pas spécialement, vu que j’ai un article par mois à rédiger j’essaye de me planifier des blocs de temps chaque semaine pour trouver les idées, rédiger et mettre quelques épices dans le contenu. Et j’aime écrire donc ça reste très fluide !
Chris : Je ne gère pas spécialement, je garde juste les sujets sur lesquels je pourrais être un peu trop virulente pour mon audience personnelle.
Julien : Ce n’est pas toujours évident. Il y a des sujets qui pourraient aller des deux côtés. En général, si c’est trop point of view, trop personnel, trop « c’est mon regard et pas celui d’un autre », je le garde pour ma newsletter. Le reste trouve naturellement sa place sous la bannière EnFi.
Qu’est-ce qu’on a appris à faire mieux au fil des mois en termes d’organisation ou de communication entre nous ?
Anna : Les propositions d’idées d’articles et notre groupe WhatsApp.
Yohan : Travailler en équipe ! Ça fait quelques années que je suis indépendant, et quand on est 4 têtes pensantes, créatives et très indépendantes c’est un sacré défi de trouver des éléments qui nous permettent de nous compléter sans nous faire concurrence.
Chris : Je crois qu’on a appris qu’on pouvait aller encore plus loin…
Julien : À se lâcher la grappe. Chacun s’organise selon son fonctionnement, sa méthode, son rythme. Du moment que l’article est prêt le mercredi, ça nous va à tous. Et chacun agit en toute responsabilité (sauf quand Mercure rétrograde décide de me cribler de balles, ne m’en parlez plus, pitié).
Ce qu’on envisage
En Filigrane dans un an, il ressemblera à quoi selon toi ? Est-ce qu’il y a quelque chose que tu espères vraiment voir se développer ?
Anna : Je ne sais pas à quoi il ressemblera mais j’aimerais bien développer des ateliers et un forum avec les membres les plus assidus de notre lectorat.
Yohan : Je crois que j’aime la routine qu’on a créée à 4. Bien sûr, il y a pleins d’idées sous le coude et de choses que j’aimerais voir germer, mais ce média vit grâce à vous qui nous lisez et ce sont nos échanges avec vous qui nous poussent à créer de nouveaux formats.
Chris : Aucune idée de ce que nous serons dans un an. Je verrais bien quelques podcasts s’ajouter aux articles. On se dit souvent que les vocaux qu’on s’envoie sur WhatsApp pourraient faire de supers podcasts plutôt que rester privés.
Julien : J’espère qu’on continue sur notre lancée, avec peut-être des formats plus interactifs, plus de dialogue avec vous. On a posé des bases solides, maintenant, j’ai hâte de voir jusqu’où elles peuvent nous porter.
Y a-t-il un format, un projet ou une idée qu’on n’a pas encore osé tenter et qui te tient à cœur ?
Anna : Il faut poser la question à Yohan Valois, il en a plein.
Yohan : J’aime l’écriture, mais je crois qu’un format vocal me tente beaucoup et je remarque que vous êtes demandeurs de plus : d’avoir un lien plus communautaire avec nous et les autres lecteurs. On est sur plusieurs projets pour aller plus loin que les articles… Mais ça, on vous laisse nous en parler dans ce sondage.
Chris : Oh là ! Nous sommes plusieurs dans l’équipe à avoir 15 idées par seconde, il nous faudrait surtout du temps pour toutes les mettre en œuvre.
Julien : Je ne vais pas le dire trop fort car nous avons tous les quatre des emplois du temps remplis à ras-bord, mais du micro-podcast ou des live tous ensemble me plairait bien.
C’est quoi pour toi le vrai indicateur qu’En Filigrane a réussi son pari ?
Anna : Notre revue est de plus en plus connue et reconnue dans notre milieu et nous semblons répondre à une demande de qualité et d’expertise.
Yohan : Déjà, le pari que j’avais avec EnFi c’était de réussir à lancer un projet avec d’autres indépendants et d’être régulier dessus. Alors je pense que c’est réussi. Et ce qui m’enchante le plus, c’est de voir l’émulsion et les échanges en privé avec certains d’entre vous. C’est toujours un vrai plaisir, alors merci pour ces 1 an avec vous tous !
Chris : Fêter notre premier anniversaire. Attirer des regards inattendus dans la sphère professionnelle mais aussi parmi les non-amateurs d’ésotérisme. Et voir l’ambiance inchangée entre nous quatre. La team En Fi, c’est définitivement une affaire qui roule !
Julien : Qu’on soit encore là. Que le média continue de grandir. Que les retours soient élogieux et de plus en plus élogieux. C’est déjà énorme, et je ne dis pas ça pour faire le modeste. Je le pense vraiment.
Le mot de la fin
Avant de vous laisser, un mot. Ou plutôt trois : merci à vous. La magie dont on parle, elle scintillerait un peu moins sans vous. Que vous soyez abonnés, lecteurs assidus ou occasionnels, que vous lisiez en silence ou que vous preniez le temps de nous écrire, vous faites partie de l’aventure En Filigrane !





