Comment j’ai arrêté de dire “je ne rêve jamais”

Comment j’ai arrêté de dire “je ne rêve jamais”

« Ah non mais moi, je ne me souviens jamais de mes rêves, et les rares fois où ça arrive, c’est de la purée de cerveau ». Cette phrase, on l’a tous plus ou moins déjà entendue. J’étais d’ailleurs le premier à claironner à qui voulait bien l’entendre que je ne faisais pas de rêves. Jusqu’à il y a peu. Voici l’histoire vraie d’un rêve pas si banal !

D’abord un rêve comme les autres

Je suis dans une salle de classe, relativement ordinaire. La pièce est vide, à l’exception de 3 personnes : Anna, Yohan et Chris, chacun assis à une place. L’ambiance était studieuse lorsqu’un lutin habillé façon Saint-Patrick traverse la fenêtre pour venir s’encastrer dans le mur. Raconté comme ça, ça fait peur mais l’ambiance était très “cartoonesque” et personne ne semblait s’émouvoir. Le reste du rêve est relativement brumeux et présente peu d’intérêt pour la suite.

Puis, une photo change la donne

Au réveil, je me dis que c’est encore un rêve qui n’a ni queue ni tête. Pourtant, lors d’une discussion avec les copains d’EnFi, je le raconte – pour la blague. Plot twist, Chris m’envoie une photo du concert où elle a prévu d’aller le soir. Le groupe s’appelle The Cloverhearts, groupe de punk rock celtique. Celtique ! Elle me dit que le groupe est assez rentre-dedans, tout comme mon lutin qui s’encastre dans le mur !

Ensuite, les pièces du puzzle s’assemblent

En poussant l’analyse, nous nous sommes rendus compte qu’Anna et Yohan, de part leur caractéristiques respectives, représentaient des personnes de l’entourage de Chris. C’est un premier enseignement : le cerveau trouve des représentations symboliques pour se faire comprendre et distiller ses indices.

D’un point de vue plus psychologique, la salle de classe représente un lieu de transmission du savoir, d’analyse, pour expliquer ce qu’on ressent. Et ce crash d’une créature loufoque contre le mur pouvait symboliser également les dérives ésotériques que nous dénonçons (l’école, ce lieu de débat par les mots).
On peut y voir également une analogie entre un “amphi” et “En Fi” (je précise que nous étions alors en pleine création de notre média et que nous nous voyions l’après-midi pour avancer le projet). Seconde leçon de décryptage : utilisée à bon escient, la langue des oiseaux peut être un formidable outil d’analogie.

Verdict : mes rêves disaient la vérité

À travers ce rêve, on a donc eu plusieurs informations pertinentes : une information sur la soirée de Chris, une datation (la Saint-Patrick) et de la symbolique à travers le lutin et les participants du concert. Marrant comme on peut passer des années à dire qu’on ne rêve pas, alors qu’en fait c’est comme tout, en faisant l’effort de s’y intéresser, on peut progresser.

Partager, pour mieux comprendre

Depuis, j’avoue que je porte un autre regard sur mes gloubi-boulgas nocturnes. J’ai tendance à les noter, même vaguement, même si ça ressemble à « j’étais dans un appart chelou avec des avions en plastique ». Parce que le truc, c’est que nos rêves ne viennent pas de nulle part. Et si j’ai compris une chose, c’est que prendre le temps de les relater dans un carnet ne sera pas du temps perdu.

Attention, je ne dis pas qu’il faut voir des messages dans chaque rêve où vous mangez des spaghettis avec votre prof de CE2. L’idée, c’est de rester curieux et alerte sans pour autant tomber dans un délire mystique. Notre esprit a cette capacité à créer des ponts entre des éléments qui n’ont à première vue rien à voir. Dans mon rêve, qui aurait pu deviner qu’Anna et Yohan étaient des représentations symboliques ? Personne, hormis Chris. Et pourtant, une fois qu’on a la clé de lecture, tout s’emboîte. Alors si j’ai un conseil à donner, c’est celui-ci : racontez vos rêves.

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